CONGRES DE FONDATION DE LASSOCIATION AFRICAINE DU COMMERCE DES SEMENCES (AFSTA)
42 organisations semencières ont déjà décidé de rejoindre lAFSTA
LOrganisation nationale des semenciers dAfrique du Sud (SANSOR), en étroite coopération avec lAssociation du commerce des semences du Kenya (STAK) et la Fédération internationale du commerce des semences ainsi que lAssociation internationale des sélectionneurs (FIS/ASSINSEL), a organisé le congrès de fondation de lAssociation africaine du commerce des semences (AFSTA) qui sest tenu à Prétoria en Afrique du Sud les 20 et 21 mars 2000. A ce congrès ont participé 120 délégués de 21 pays dAfrique et de 7 pays extérieurs au continent. La FIS/ASSINSEL, lAssociation internationale pour les essais de semences (ISTA), la FAO et la Banque mondiale étaient représentés, tandis que lUnion pour la protection des obtentions végétales (UPOV) et lOrganisation économique pour la coopération et le développement (OCDE) avaient adressés leurs félicitations.
Le congrès a été ouvert par M. Paolo Molinelli, Président de la FIS. M. Molinelli a indiqué que la création de lAFSTA était une nouvelle étape dans le développement du commerce international des semences. Il a insisté sur le fait que la mission dune association de semenciers était de faciliter le libre échange des semences encadré par des réglementations raisonnables au bénéfice des agriculteurs, de la production alimentaire et dune agriculture durable.
M. Richard Helm, Conseiller pour les affaires agricoles à lAmbassade américaine a été heureux de noter que les pays africains se concentraient maintenant sur leur complémentarité plus que sur leurs différences. Il a exprimé le vu que lAFSTA puisse servir de forum pour promouvoir les synergies dans les partenariats entre le secteur public et le secteur privé. Il a enfin insisté sur le fait que l'industrie semencière africaine devrait être intégrée au marché mondial des semences.
M. Bruno Caron, Conseiller économique et commercial à lambassade de France a indiqué que les pays africains devaient travailler ensemble au niveau du continent et que la création dune association africaine permettra aux semenciers de jouer un rôle actif dans les négociations intergouvernementales. Les semenciers doivent être parties prenantes dans lharmonisation des réglementations relatives aux semences en Afrique.
Rendre compte de la réalité de lindustrie semencière africaine est difficile en labsence dinformations statistiques fiables. M. Wynand van der Walt, Directeur de SANSOR, a présenté des statistiques dont il a souhaité quelles soient un document de travail et que cette base soit, dans le futur, développée et complétée par lAFSTA. A ce jour, le marché commercial total des semences pour le continent africain est estimé à un milliard de dollars. Les biotechnologies modernes sont un enjeu majeur pour dépasser les contraintes de lagriculture africaine et accroître lefficacité et la sécurité de la production alimentaire. Cest en tout cas ce qua exprimé Mlle Jocelyn Webster, Directrice dAfricabio. Cela exigera que les pays africains mettent en commun leurs ressources en matière de recherche et de formation, et quils établissent une base de données et développent des systèmes réglementaires et des politiques appropriés. Les partenariats entre les secteurs publics et privés dans ce domaine doivent être une priorité.
M. Bernard Le Buanec, Secrétaire général de la FIS, a rappelé le travail réalisé depuis 1998 pour établir lAFSTA. Il a rappelé aux participants que la décision de créer une association du commerce des semences en Afrique a été prise en avril 1999 à Lilongwe au Malawi, par les représentants de lindustrie semencière de 16 pays. Un comité ad hoc avait été créé pour travailler à la constitution et au règlement intérieur de lassociation, ainsi que sur son budget, les conditions dadhésions, le pays qui devrait accueillir le secrétariat, enfin la date et le lieu du congrès de fondation. M. Nathaniel Tum, Président du comité ad hoc et M. Guy-Blaise Satsa, Vice Président ont présenté respectivement la constitution et le règlement intérieur, ainsi que le budget.
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